Description du projet

Les travaux d’urgence sur la tourelle de l’église vont bientôt démarrer

Eglise du parc du château de Buzet

L’ancienne église du Haut-Buzet présente depuis de nombreuses années 3 fissures sur sa tourelle d’escalier, dont 2 très larges.

D’après l’architecte en chef des monuments historique, ainsi que l’architecte des bâtiments de France, la situation est extrèmement urgente. Le dommage s’est en effet accéléré depuis les 2 dernières années.

Le « frettage » de la tourelle (maintien de la tourelle et du clocher ensemble par une structure qui va « corseter » l’ensemble) va donc être réalisé à la mi-septembre. Le chantier va durer quelques semaines.

Rapide historique de l’église Notre-Dame du Haut-Buzet (par Pierre Courroux, historien)

L’église Notre-Dame du Haut-Buzet est mal datée : on ne sait quand elle fut construite pour la première fois. Dans son état actuel, c’est certainement une reconstruction du XIVe siècle (peut-être après le grand incendie de 1292). C’est au départ l’église des seigneurs, celle où l’on trouve leurs chapelles privées. Mais avec l’abandon des autres églises locales et la destruction du prieuré en 1791, elle devient de fait la principale église de Buzet, jusqu’en 1849.

Dès le XVIIe siècle, on s’inquiète de l’état de l’église. Des bouts se fissurent. Mais les architectes refusent de réparer : il faut tout raser et reconstruire, l’église est mal construite, disent-ils. En 1840 l’église était toute lézardée et menaçait de s’effondrer. L’architecte du département déclara que toute réparation serait inutile, qu’il fallait mieux abandonner l’église. Un dimanche du mois de novembre 1849, un bloc de mortier considérable se détacha de la voûte pendant la messe et mit la panique dans l’assistance. Après cela, l’église fut interdite et on célébra les messes dans la halle de Lagravère. La municipalité ayant décidé de bâtir une nouvelle église sur un autre emplacement, l’ancienne église fut vendue en 1855 avec l’ancien presbytère à un agent d’affaires qui la rétrocéda au comte de Noailles. Celui-ci la garda en l’état sans doute par égard aux chapelles où se trouvaient certains de ses prédécesseurs.